transformation de la petite ceinture

Bonjour tout le monde,

https://earth.google.com/earth/d/1AMFMQle3jSBjSzHoiW6xjstmNwIb9SlU?usp=sharing

Dans une précédente vidéo, je vous parlais de la Petite Ceinture, cette ancienne voie ferrée, et vous avez été très nombreux à me demander une vidéo dédiée. Eh bien la voici ! Je vous reparle de ce lieu, car il va énormément changer dans les années à venir. À terme, l’idée portée par Emmanuel Grégoire, nouveau maire de Paris, est simple : transformer cette ligne en un immense parc qui ferait le tour de Paris.

Aujourd’hui, je vous propose donc de me suivre pour en faire le tour complet, et voir concrètement ce qui existe déjà. Et honnêtement… je ne m’attendais pas du tout à ça.

Entre des lieux totalement cachés, des zones réaménagées, des espaces de nature assez uniques… et même des endroits complètement inattendus, cette balade réserve vraiment beaucoup de surprises et j’en ai aussi profité pour vous en laisser sur place pur les plus attentifs, des petits bouchons lapin !.

Pour rendre le tout plus clair, j’ai chapitré la vidéo par arrondissement, et ajouté une carte pour que vous puissiez suivre en direct où j’en suis dans l’exploration.

L’objectif ? Comprendre où en est réellement la Petite Ceinture aujourd’hui : ce qui est accessible, ce qui ne l’est pas encore… et surtout, imaginer à quoi pourrait ressembler une vraie continuité tout autour de Paris.

https://earth.google.com/web/@48.84156433,2.31543241,56.75657408a,32628.3786054d,35y,0h,0t,0r/data=CgRCAggBMikKJwolCiExQU1GTVFsZTNqU0JqU3pIb2lXNnhqc3RtTndJYjlTbFUgAToDCgEwQgIIAEoICKj42agCEAE

https://www.apur.org/dataviz/petite_ceinture/data/fiches/G14a.pdf

https://www.apur.org/dataviz/petite_ceinture/index.html

https://petiteceinture.org/acceder-a-la-petite-ceinture/

Début

On commence ce tour à Rosa Parks… et c’est ici aussi qu’on le terminera. L’idée, c’est de faire tout le tour dans le sens antihoraire.

Sur ce parvis inauguré en 2015, une station de tramway a été créée, accompagnée d’un réaménagement complet de l’espace. Avant, ici, c’était simplement un parking. Aujourd’hui, on a un véritable parc.

Et juste là, vous pouvez voir une zone de travaux : c’est une future liaison piétonne qui permettra de rejoindre le terminus du T8, qui passera au-dessus de ce pont.

Pour l’instant, il n’est pas encore possible de continuer directement en suivant la Petite Ceinture. On va donc traverser ce nouveau quartier, construit juste à côté de la station Rosa Parks, pour poursuivre notre itinéraire.

On continue alors dans le 18e arrondissement.

Il faut d’abord traverser une zone industrielle, Cap 18, pour rejoindre un nouveau parc : le parc Chapelle Charbon, créé en 2020.

D’ailleurs, rien n’indique vraiment cette continuité… et j’espère justement qu’avec le projet autour de la Petite Ceinture, ce point sera pris en compte.
Ça pourrait être beaucoup mieux mis en valeur, par exemple avec une vraie “ligne verte” visible tout au long du parcours.

Une fois dans le parc, on découvre de grandes bandes végétalisées.
Le site est aussi marqué par l’auvent de l’ancien quai SNCF, qui rappelle le passé ferroviaire du lieu, notamment lié au fret.
Cet élément crée un vrai lien d’est en ouest dans le paysage.

On peut aussi remarquer que certaines voies ferrées ont été remises en service, dans une logique de connexion ferroviaire, notamment avec le projet du CDG Express, pour améliorer la liaison entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est.

On continue ensuite en traversant un bâtiment pour passer sous la rue de la Chapelle.
Le quartier a complètement été rénové, et on y découvre quelque chose d’assez intéressant : des petites rues et des allées qui traversent les îlots, permettant aux piétons et aux cyclistes de circuler facilement… tout en limitant fortement la circulation automobile.
Résultat : des espaces très calmes.

On rejoint ensuite le boulevard, le long du tram, où l’on peut apercevoir la Petite Ceinture… complètement inaccessible, coincée sous les bâtiments.

C’est typiquement le genre de zone qui pourrait être réexploitée autrement.
Ça fait d’ailleurs penser à des projets comme celui porté par Ariel Weil, qui propose de réinvestir certains espaces souterrains à Paris   notamment autour du Châtelet et des Halles   pour en faire des centres sportifs ou culturels.

En continuant le long du boulevard, on finit enfin par y accéder, à pied et au niveau du sol   et vous allez voir que c’est assez rare.
Car un détail important : la Petite Ceinture, pour limiter les nuisances du trafic ferroviaire pour les habitants, est souvent soit en contrebas, soit en hauteur… ce qui complique énormément son accessibilité.

Nous voilà donc dans le Jardin des Traverses, ouvert au public depuis l’été 2024.
C’est un lieu assez vivant : bar, restaurant avec des produits locaux, événements, DJ sets, ateliers, expositions… bref, un vrai lieu de vie   surtout les week-ends et en soirée. Là, j’y étais un matin en pleine semaine.

Et en continuant, grosse surprise : un petit passage souterrain… qui est ouvert !
Il permet de rejoindre un autre lieu bien connu, La Recyclerie, installé dans une ancienne gare   lui aussi fermé au moment de mon passage.
Quand tout est ouvert, on peut circuler directement entre les deux espaces, au niveau des rails.

Par contre, en continuant… ça se bloque.
On tombe face à des grilles, impossible d’aller plus loin. Il faut faire demi-tour et prendre les escaliers pour sortir.

Et ce qui est frustrant, c’est qu’un peu plus loin, on voit un panneau indiquant un accès… mais fermé, sans aucune explication.
Travaux ? Sécurité ? Impossible de savoir.

De toute façon, la suite se fait en surface.

Changement total de décor : ici, la Petite Ceinture disparaît sous terre.
On continue donc en marchant littéralement au-dessus.

Petite anecdote : ce gros bloc que vous voyez, c’est en fait une ancienne cheminée, qui servait à évacuer la fumée.
L’espace est donc bitumé, puisqu’il y a les voies juste en dessous, ce qui limite la végétalisation.

Mais ça permet aussi à certains de se réapproprier les lieux…
Ici, par exemple, on trouve carrément un terrain de tennis improvisé.

La végétation se concentre donc surtout sur les côtés.

Et en continuant, on retombe sur un nouvel accès à la Petite Ceinture, avec un lieu culturel : Le Hasard Ludique.
Un espace assez animé, avec des concerts et des événements. Mais quand c’est fermé… honnêtement, l’intérêt est très limité.

Et surtout, encore un problème : comme la sortie se fait par le bar, quand c’est fermé… il ne reste plus qu’une option, faire demi-tour.

Et malheureusement… ce n’est que le début de ce genre de surprises.

Finalement, ce tronçon est assez court : un petit bout ouvert… avant que la Petite Ceinture ne disparaisse à nouveau sous le sol parisien.

https://www.leparisien.fr/elections/municipales/des-milliers-de-metres-carres-a-exploiter-le-plan-dariel-weil-pour-reconquerir-les-tunnels-des-halles-12-02-2026-5GGUHOJZRFEDBPJL6SVYJFD6JY.php

Cette zone marque donc la frontière avec le 17e arrondissement.

Et en essayant de suivre le tracé en surface, je me suis rendu compte d’un problème assez simple : il n’y a aucune traversée directe pour assurer la continuité.

Résultat : il faut faire un détour à pied, dans un environnement entièrement routier. Et là encore, aucune mise en valeur de la Petite Ceinture en surface.

Et pourtant, l’espace est utilisé : terrain de pétanque, parc canin…

Et pour accentuer encore cet urbanisme pensé avant tout pour les déplacements motorisés, on se retrouve même avec un passage piéton en baïonnette, en deux temps, avec des barrières…
ce qui complique inutilement les déplacements.

Alors qu’avant, il y avait un passage piéton direct   on en voit encore les traces au sol.

J’imagine déjà la réponse : “oui, mais c’est pour plus de sécurité”.
Mais dans ce cas, c’était peut-être justement l’occasion de repenser complètement cet espace : réduire la place de la voiture, élargir les trottoirs… et pas restreindre ceux des piétons.

Ce qui a tout de même été timidement amorcé, avec du mobilier et quelques aménagements…
mais on reste encore loin d’une voirie pensée avant tout pour les piétons.

Et ça continue comme ça sur toute une zone où rien n’indique que la Petite Ceinture passe sous nos pieds :
pas d’aménagement cyclable, du stationnement omniprésent, des traversées compliquées, et même aucune vraie déviation piétonne pendant les travaux.

Clairement, ici, mieux vaut être motorisé pour se déplacer.
À noter d’ailleurs : même certaines bornes Vélib’ sont mal intégrées. Sans aménagement cyclable sécurisé, récupérer un vélo peut devenir risqué, avec des voitures qui passent juste à côté.

Bref… en continuant, on finit par tomber sur un nouvel accès.

En descendant, on arrive dans un espace en bordure des voies   qui, elles, restent fermées.
On est entouré de nature, c’est très agréable.

Et ce qui est intéressant ici, c’est qu’on arrive progressivement au niveau de la rue, ce qui permet de créer des accès simples.
Nous sommes ici dans le jardin Paul-Didier, ouvert en 2005.

En ressortant, on voit que la ligne continue en aérien.
Une rénovation a eu lieu, avec des logements, des commerces et des locaux d’activité… mais malheureusement, aucune continuité n’est proposée pour la Petite Ceinture.

Il faut donc faire un détour, qui débouche sur le parc Clichy-Batignolles – Martin Luther King.

Et là… grosse surprise.

C’est un parc immense, très naturel, avec une vraie sensation d’espace.
On y croise facilement de la faune… et ça fait vraiment du bien, en plein Paris.

Juste à côté, on trouve un écoquartier, et on peut traverser les rails au niveau de la station Pont Cardinet.
La passerelle Marcelle-Henry permet justement de continuer le parcours à travers le quartier, pour rejoindre plus loin le boulevard du tram.

Ici, la Petite Ceinture passe sous un parking privé, ce qui rend toute transformation assez compliquée.

[PAUSE BANC]

Un peu plus loin, même constat avec l’ancienne gare de Courcelles-Ceinture : elle a été entièrement recouverte et intégrée à des parkings souterrains.

En suivant le tracé, on retombe sur la ligne… cette fois en contrebas.

En réalité, plusieurs branches de la Petite Ceinture se rejoignent ici.
Une partie passe en hauteur, l’autre en contrebas.

Depuis Pont Cardinet, on a d’abord un espace à niveau, entièrement réaménagé en espace vert, avec des passerelles   dont celle que je vous montrais plus tôt.

Puis, dans la continuité, un accès en contrebas permet de marcher sur une assez longue distance.
Par contre, pour trouver l’entrée… ce n’est pas du tout intuitif : elle est cachée sur la droite, sans signalétique.

En marchant en contrebas, on profite du calme, du bruit des oiseaux…
On peut même passer sous la place Wagram, dans une ambiance très naturelle, presque industrielle.

Et en continuant encore… surprise : ça se termine en cul-de-sac, sans aucune indication.

Et je ne suis clairement pas le seul à m’être fait avoir.

Un peu plus de signalétique ne serait pas de trop :
indiquer les tronçons ouverts, les sorties, les impasses, les zones accessibles…
voire même imaginer une signalétique dédiée à la Petite Ceinture.

Parce que pour l’instant, suivre le tracé, c’est un peu au petit bonheur la chance.

Malgré ça, l’endroit reste très agréable : calme, assez unique.

Une fois de retour en surface, en empruntant un escalier, retour à la réalité avec la place Wagram.

Un espace très peu accueillant pour les piétons : impossible de traverser directement dans l’axe de la coulée verte, pas d’aménagement cyclable, et des contre-allées étroites bordées de stationnement.

Résultat : la Petite Ceinture devient une véritable barrière physique, qui complique les déplacements du quotidien.
Et il n’y a même pas de double sens cyclable.

Pour moi, ce sont pourtant des priorités évidentes si un réaménagement est envisagé.

En continuant, on rejoint la branche précédente… puis la Petite Ceinture est recouverte par des terrains de tennis.

Ils sont accessibles à la réservation via des associations   mais même en cherchant sur le site de la Ville de Paris, difficile de trouver des informations claires.

On arrive ensuite au niveau de Pereire-Levallois, sur le RER C, avec le square Albert-Besnard au milieu.
Là encore, impossible de traverser dans l’axe de la coulée verte. Et honnêtement, l’environnement n’invite pas vraiment à s’attarder.

Ensuite, on enchaîne plusieurs petits jardins et espaces de jeux : ping-pong, basket, aires pour enfants… avec quelques rappels de l’univers ferroviaire.

Et là, une vraie surprise : plus de parking.

Avant, cet espace était rempli de voitures. Aujourd’hui, il a été transformé en espace public.

Et ça montre quelque chose d’important : cette transformation est possible.
On peut reprendre de l’espace dédié à la voiture et le redonner aux habitants.

C’est donc la fin du 17e arrondissement.

Un secteur où il reste encore beaucoup à faire pour assurer une vraie continuité piétonne…
mais où certaines transformations sont déjà très encourageantes, et montrent une réelle volonté de repenser ces espaces.

Bienvenue dans le 16ᵉ, et c’est la fin de cette vidéo.

Alors oui, je caricature un peu. Mais c’est clairement l’arrondissement où la Petite Ceinture se fait le plus remarquer… par son absence.

En arrivant à la Porte Maillot, elle disparaît complètement et laisse place au tramway.
J’avais d’ailleurs déjà réalisé deux vidéos sur ce secteur, notamment sur le tracé du tram et certaines anomalies côté piétons.

Des problèmes qui ont, pour certains, été corrigés après coup :
création d’une traversée piétonne qui n’existait pas, correction de panneaux incohérents, suppression d’un ralentisseur illégal…
et ajout de dispositifs comme des plots ou des panneaux lumineux pour sécuriser certaines zones.Ce n’est pas parfait loin de là mais ça reste des compromis qui permettent de limiter les risques.

Sur cet itinéraire, en revanche, il n’y a pas grand-chose à dire sur la Petite Ceinture… puisqu’elle a tout simplement disparu.

On la retrouve un peu plus loin, vers la gare de l’avenue Foch.
À noter d’ailleurs : il n’y a plus de piste cyclable après la Porte Dauphine, et en suivant la piste bidirectionnelle, on finit par se retrouver… en contresens.

Ensuite, on traverse un parc, un peu dans la continuité de ce qu’on a vu dans le 17e arrondissement sauf qu’ici, il débouche directement sur un parking.

Et pour continuer ?
C’est compliqué.

Aucune traversée piétonne.
Et vous vous en doutez : l’espace est entièrement dédié au stationnement.

D’ailleurs, anecdote assez folle : certains emplacements de stationnement payant sont carrément privatisés par des restaurants, avec des plots. Déjeuner avec vue… sur sa voiture.

J’ai donc dû improviser en traversant via un sas vélo pas idéal, surtout avec les voitures qui s’y arrêtent.

Une fois cet obstacle passé, on arrive sur une station-service, avec un espace minuscule pour les piétons, sur un trottoir dégradé face à une station d’essence le paradigm du tout voiture finalement
Et ensuite, ça continue comme ça avec un enchaînement de parkings, souvent sous-optimisés, qui occupent énormément d’espace c’est honteux ca on pourrait mettre plus de voiture ici !

Puis, juste après, un petit tronçon de la Petite Ceinture réapparaît.
Un espace très naturel… mais totalement inaccessible : pas d’escaliers, pas d’entrée.

Et justement, ça pose une vraie question. Faut-il absolument aménager tous ces espaces ?
Et bien je ne pense pas en tout cas ca ne doit pas être une priorité. Ici, on a un milieu avec une biodiversité rare en ville : un espace fermé, préservé, avec une faune et une flore qui se développent tranquillement.
Et ça, il faut le protéger.

S’il y a un endroit à transformer en priorité, ce n’est pas ici ce sont les parkings juste derrière.

Comme dans le 17e, on pourrait très bien les transformer en véritables espaces verts accessibles.
Parce qu’au final, les espaces de nature ouverts au public sont très rares ici. 

On pourrait me répondre que le 16e est l’arrondissement le plus vert de Paris,et c’est vrais !

Mais si on enlève le bois de Boulogne… on tombe à à peine 4 % d’espaces verts pour l’arrondissement. C’est extrêmement faible bien en dessous des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise environ 10 %. Il y a donc une énorme marge de progression.

En continuant sur le boulevard, la continuité n’est toujours pas mise en valeur.
On arrive sur une coulée verte, cette fois à niveau… mais très rigide, très linéaire, et surtout difficile à traverser.

Au point qu’on trouve même des passages souterrains.

On y découvre aussi un espace canin de loin le plus grand que j’ai vu à Paris.

Puis vient une traversée très étroite, où piétons et cyclistes se retrouvent à se croiser dans un espace mal conçu.
Ici, à première vue, impossible de repenser la place de la voiture : vélos et piétons doivent se partager ce qu’il reste de trottoir.  Résultat : conflits d’usage permanents et juste après… changement d’ambiance.

On arrive dans un espace de nature presque intact, où l’on peut circuler sur plus d’un kilomètre. Avec même des endroits pour s’arrêter, se poser.Malheureusement, c’est le seul tronçon vraiment aménagé car ensuite Le reste… n’existe tout simplement plus.

On débouche ensuite sur un boulevard entièrement pensé pour la voiture, avec des aberrations : absence de traversées piétonnes et cyclables aux intersections, coupures dans les parcours…

Et le point culminant : une trémie routière sous un carrefour, surplombée par un parking.

Là, par contre on atteint un niveau assez impressionnant d’optimisation… pour la voiture.

Dans environ 1 200 m², on arrive à faire rentrer 60 voitures et 45 deux-roues motorisés.
À comparer avec le parking précédent, beaucoup moins dense félicitation !

Bon… Il ne reste plus qu’à électrifier ce parking pour rendre hommage à Claude François.

Cette dernière partie du 16e est finalement très représentative de l’arrondissement :
un territoire largement tourné vers les déplacements motorisés.

Le tram, la marche, le vélo, les espaces de nature… ne sont clairement pas la priorité.

Et au fond, ce n’est peut-être pas un hasard :
Les habitants les plus aisés disposent souvent déjà de leurs propres espaces privés avec jardin, à l’instar du quartier privé de la Villa Montmorency. Les plus riches ont bien compris qu’avoir un environnement verdoyant est plus agréable, mais préfèrent en réserver les bénéfices pour eux-mêmes et continuent de privilégier la voiture. 

Et avec des élus comme Jérémy Redler, fervent défenseur de la voiture, il y a malheureusement peu de chances que les choses évoluent rapidement au grand dame des habitants moins fortunés qui devront aller faire un tour au bois de Boulogne pour profiter un peu d’espace vert faute d’en avoir un en bas de chez soit pour l’instant impossible au vu du stationnement de de la circulation. 

Allez, on avance… et on passe la Seine pour arriver dans le 15e arrondissement.

Ici, la Petite Ceinture est en aérien.
Et ça, ça pose une autre difficulté : l’accès.

Il faut monter des escaliers et malheureusement, l’ascenseur est en panne.
On peut donc continuer sur environ 1 km… avant d’arriver, cette fois, en contrebas avec un autre ascenseur, lui aussi hors service.

Et là, une grille nous bloque complètement le passage.
Impossible d’aller plus loin. Il faut remonter pour continuer.

Et pourtant… de l’autre côté de cette grille, la Petite Ceinture est bien ouverte.

C’est même une très bonne surprise, parce que je pensais initialement que tout ce tronçon était fermé.

On y trouve un aménagement assez qualitatif, avec une vraie mise en valeur du lieu.
Notamment un élément intéressant : une souche d’arbre conservée, presque comme un symbole, pour rappeler l’importance de laisser le temps à la nature de se régénérer.

L’espace a aussi été aménagé avec une terrasse qui surplombe les voies ferrées.

Mais là encore, en arrivant au bout… aucune indication : on ne sait pas qu’on ne peut pas continuer.

Au moins, ce tronçon est accessible aux personnes à mobilité réduite même si le reste du site est largement dominé par les escaliers.
Il y a une intention… mais on sent que la continuité n’est pas encore pensée.

Peut-être qu’un jour, une passerelle permettra de franchir cette coupure et de relier les deux parties.

Juste à côté, profitez-en pour aller voir le parc Georges-Brassens.
On y trouve notamment un rucher pédagogique produire du miel en plein Paris, ce n’est pas si commun.

En sortant du parc, suivre la Petite Ceinture devient à nouveau très compliqué.

On se retrouve bloqué au niveau des voies ferrées : impossible de continuer dans l’axe.
Un aménagement ici permettrait pourtant de simplifier énormément les déplacements piétons.

Et c’est ça aussi l’intérêt potentiel de la Petite Ceinture : en faire un véritable axe traversant, pour faciliter les trajets du quotidien.

La rupture entre le 14e et le 15e arrondissement est d’ailleurs particulièrement marquée.

Et dernier point celui qui m’a vraiment marqué.

En voulant rejoindre le 14e, j’ai dû faire un détour par le tram.
Et c’est précisément à cet endroit qu’une cycliste a perdu la vie.

En empruntant le même trajet, j’ai compris le problème.

Pour continuer tout droit, il n’y a pas de connexion cyclable claire.
Résultat : on est presque forcé de faire un détour de plusieurs centaines de mètres… ou de prendre des risques, en roulant à contresens pour rejoindre la piste cyclable.

Et surtout, il n’y a aucun marquage au sol vraiment lisible, pas de séparation claire.

C’est typiquement le genre de point noir qui devrait être traité en priorité pour sécuriser les déplacements à vélo.

Les piétons, eux, peuvent encore utiliser le trottoir.
Mais pour les cyclistes, la situation est beaucoup plus compliquée.

Une solution pourrait être de repenser complètement cet espace :
supprimer la piste sur trottoir, la réintégrer sur la chaussée, et créer une vraie continuité.

Parce qu’au final, sans continuité… tout le reste perd énormément en intérêt.

On enchaîne avec le 14e arrondissement.

Ici, on démarre sur une belle piste bidirectionnelle récente, qui nous amène à longer un premier parc.
Et là, on arrive sur une section que j’ai vraiment beaucoup appréciée.

Réalisée entre 2019 et 2020, c’est une promenade plantée, avec des espaces de jeux, de découverte… et surtout, entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite et malvoyantes.
C’est important de le préciser, parce que c’est assez rare sur la Petite Ceinture.

On y trouve aussi des installations pour les enfants, qui racontent l’évolution du lieu…
notamment en rappelant qu’ici, avant, il y avait encore une fois   un parking.

On peut d’ailleurs le voir sur les images satellites : il a été remplacé par cette zone de jeux.

Et franchement, je garde cet endroit en mémoire pour y revenir avec mon enfant.
Il y a une énorme carte de Paris au sol, avec du relief, plein de détails… c’est vraiment magnifique.

On peut même y repérer la Bièvre, que je vous présentais dans une précédente vidéo, le tracé de la Petite Ceinture, Montmartre…
Bref, vous avez compris : j’adore.

On peut même y jouer aux billes, avec plusieurs modes de jeu expliqués sur place.
Honnêtement, ça donne juste envie de revenir avec un sac rempli de billes.

Ensuite, on trouve un autre espace de jeux, avec des balançoires…
puis un nouvel accès à la Petite Ceinture, cette fois en contrebas.

Et là, vous vous demandez peut-être depuis tout à l’heure :
qu’est-ce qu’il y a sous la Petite Ceinture quand elle est couverte ?

Eh bien justement… je vais vous y emmener.

Quand je suis passé, la grille était ouverte, aucun panneau d’interdiction…
alors forcément, par curiosité, j’y suis allé.

Normalement, cette partie est fermée.
Et je ne sais pas si elle sera ouverte un jour.

C’est un énorme tunnel d’environ 600 mètres, totalement non éclairé, avec du ballast, des débris, et même des éclats de verre.
Donc vraiment : si vous y allez, faites attention, et prévoyez de bonnes chaussures.

Et vous vous demandez peut-être ce qu’il y a au bout…

Quand j’y suis passé, il y avait de la musique, et deux personnes très sympas qui occupaient les lieux.
Mais au final, c’est fermé.

On retombe simplement sur la partie que je vous montrais juste avant.

Donc honnêtement, pas énormément d’intérêt à s’y aventurer…
surtout que c’est compliqué, et même dangereux.

D’ailleurs, j’y ai laissé une paire de Vans orange que j’aimais beaucoup…

Mais si vous aimez les tunnels, rassurez-vous : il y en a d’autres, et encore plus impressionnants.

Et justement, on peut continuer sur la Petite Ceinture en contrebas, à travers tout le 14e arrondissement.

Ici, tout a été réaménagé…
mais avec très peu d’accès, principalement aux extrémités.

Et là encore, au bout, la grille était ouverte…
donc forcément, j’ai continué.

Et là… ça devient vraiment une aventure.

J’ai d’abord croisé un tournage de court-métrage un lieu parfait pour ça.

Puis on s’engouffre dans un loooong tunnel, beaucoup plus praticable au sol…
mais toujours sans éclairage.

Donc il faut être équipé, et ne pas avoir peur du noir.

Si on éteint toutes les lumières, on se retrouve avec juste un faisceau dans l’obscurité totale,
accompagné du bruit de l’eau qui s’écoule…

Ambiance garantie.Au bout, on arrive sur une section en contrebas, coincée entre deux tunnels, au niveau du parc Montsouris.
Un espace aujourd’hui inaccessible, mais qui pourrait avoir un potentiel d’aménagement… même si ça reste très enclavé.

On arrive ensuite dans le 13e arrondissement, toujours par ce tunnel.

En surface, cette partie est recouverte par des espaces privatifs, donc totalement invisibles.
Mais en souterrain, c’est impressionnant : …beaucoup plus large, avec un vrai potentiel de transformation. Néanmoins, il faudra faire attention à l’évolution de ces tunnels, car certains constituent actuellement un habitat pour les chauves-souris. Lors de ma visite, je n’ai pas pu les observer, mais je sais que certaines y vivent. Des passages répétés, du bruit de lumière perturberaient probablement leur espace de vie. C’est donc un point à garder en tête si on souhaute une évolution pour ses lieux.

On débouche ensuite sur une grande porte   non verrouillée   qui permet de sortir.
Elle donne sur Jardin 13 Infuz, un lieu d’expérimentation autour de l’agriculture urbaine.

Un espace qui sensibilise à l’écologie, aux circuits courts, et aux enjeux agricoles en ville.

On peut ensuite continuer sur un tronçon à niveau, le long du tram.
Mais il faut ressortir un peu plus loin : impossible de continuer en souterrain.

Au-dessus, on trouve un jardin, mais avec une rupture dans la continuité.

On longe ensuite un espace qui semble en réaménagement   sans projet clairement identifié.

Un peu plus loin, on découvre un petit parc partagé.
Ils sont assez rares à Paris, et celui-ci est né d’une initiative d’habitants.

Et personnellement, je trouve ça vraiment précieux :
pouvoir cultiver, partager un espace commun, même en pleine ville.

On arrive ensuite sur une zone inaccessible, recouverte par du foncier privé.
Puis un autre secteur en plein réaménagement.

Là, il y a un vrai projet pour créer une zone verte.
Mais ce qui serait vraiment intéressant, ce serait d’y ajouter de la porosité : permettre de traverser, d’entrer, de sortir.

Par exemple ici : il y a bien un passage piéton pour traverser le boulevard…
mais impossible d’accéder à la Petite Ceinture.

Pour l’instant, d’après le cadastre, ça reste du domaine privé.
Mais avec le réaménagement, il y aurait une vraie opportunité de désenclaver cet espace.

Le projet actuel ne prévoit malheureusement qu’une seule traversée.

En continuant, on arrive à l’ancienne gare Masséna, en cours de rénovation.

Ancienne gare de la Petite Ceinture fermée à la fin des années 1990, elle est aujourd’hui réhabilitée après des décennies d’abandon.

Initialement, un projet ambitieux avec une tour en bois était prévu, mais il a été simplifié.
L’objectif est désormais d’en faire un lieu de vie autour de l’alimentation durable : restauration, activités locales, ouverture sur le quartier…

Une livraison est attendue aux alentours de 2026.

Et pour y accéder, on se retrouve dans une situation assez particulière.
Au niveau de ce pont, la piste cyclable change de côté et devient bidirectionnelle.

Résultat : sur une courte portion, les cyclistes se retrouvent en double sens… ce qui n’est vraiment pas idéal.
S’il vous plaît, Paris, améliorez ces connexions.

Et ça continue un peu plus loin : pour rejoindre les quais côté 12e, il faut zigzaguer à travers une zone industrielle, puis monter un escalier.


Côté 12e, ce n’est pas beaucoup mieux   il n’y a pas vraiment d’alternative.

Entre les deux, il reste une portion de Petite Ceinture complètement abandonnée.
On peut même y marcher.

Franchement, il y a un potentiel énorme : on pourrait imaginer ici une terrasse avec une vue imprenable sur la Seine…
mais pour l’instant, rien n’est exploité.

J’ai ensuite découvert la ressourcerie des jardiniers.
C’est la première ressourcerie de ce type en Île-de-France : une plateforme dédiée au réemploi, qui donne une seconde vie aux objets de jardin.

C’est assez discret, peu mis en valeur… mais c’est une très belle découverte.

On passe ensuite au-dessus d’un technicentre SNCF,
pour arriver sur un autre tronçon ouvert de la Petite Ceinture   l’un des plus longs de Paris, avec environ 1,5 km sans interruption.

Ce passage est aérien, et j’aime beaucoup la manière dont certains ouvrages ont été réaménagés.
Par exemple, certaines passerelles ont été mises à nu, comme celle qui passe au-dessus de l’avenue Daumesnil.

On continue ainsi jusqu’à presque atteindre la Porte de Vincennes…
mais impossible de traverser.

Il faut redescendre de la Petite Ceinture.
Encore une fois, la continuité s’arrête là.

Nous voilà à la Porte de Vincennes, à la frontière avec le 20e arrondissement.

Il y a bien un accès à la Petite Ceinture… mais faute de signalétique claire, je l’ai raté la première fois.

Bon, ça m’a au moins permis de découvrir un passage à niveau assez unique à Paris, avec la Petite Ceinture au-dessus.

Une fois l’accès trouvé, c’est une très belle surprise :
un vrai espace de nature, qui s’étend jusqu’au jardin de la gare de Charonne… où ça s’arrête malheureusement.

J’ai aperçu des personnes plus loin sur les rails   il y a sûrement un accès que je n’ai pas trouvé.

J’ai donc continué jusqu’à la La Flèche d’Or… mais tout ce tronçon est fermé.

La Petite Ceinture disparaît ensuite sous le cimetière du Père-Lachaise,
puis réapparaît au niveau du square du Docteur-Grancher, cette fois couverte.

On enchaîne ensuite avec une école, un petit passage discret   le passage Bidassoa   puis un autre square.

On peut ensuite accéder à une courte section réaménagée…
avant que la Petite Ceinture ne disparaisse à nouveau.

Nous voilà donc de retour dans notre arrondissement de départ : le 19e.

Sur cette partie, du côté des Parc des Buttes-Chaumont, la zone est normalement fermée au public.
Je dis normalement… parce qu’en réalité, elle est facilement accessible, avec des lignes de désir bien visibles.

En suivant ce tronçon, on finit bloqué par une nouvelle barrière — ce qui m’a surpris, car elle n’était pas là auparavant. Et sur cette partie en particulier, il y a des campements qui rappellent, de façon brutale, qu’une misère bien réelle persiste à Paris : ils mettent en lumière un manque criant d’accompagnement social, d’hébergement digne et de suivi durable. Cela pose la question de solutions concrètes, comme le renforcement des dispositifs d’accueil, un meilleur accès au logement et un travail de terrain plus continu avec les personnes concernées. Un réaménagement de cette zone ne pourra se faire qu’en prenant en compte cette réalité, sinon on ne fait que déplacer le problème sans jamais le traiter.

Il faut donc ressortir de cette partie pour continuer. Et là, surprise : je vois un escalier, qui permet d’accéder à une autre section de la Petite Ceinture qui est ouverte exactement le jour où je suis en train de faire le tournage. L’inauguration aura même lieu cette semaine coup de bol donc j’ai même pu parler avec technique technique en charge du projet il on pu m’expliquer !

La grille installée était en fait une simple séparation entre la partie réaménagée et celle qui ne l’est pas encore. Derrière ces grilles, cette section sera elle aussi réaménagée, avec une sortie vers la rue en passant par une zone auparavant privatisée. Cela permettra notamment un accès aux personnes à mobilité réduite, même si, à cet endroit précis, l’accès direct reste réservé à des espaces techniques  ce qui est dommage.

Un point intéressant sur cette portion, c’est cette zone bétonnée. On pourrait se demander ce qu’elle fait là, surtout qu’à côté, un chemin a été aménagé. En réalité, c’était une tentative d’aménagement cyclable sur la Petite Ceinture  ce qui est assez ironique quand on sait que la quasi-totalité des sections réaménagées sont aujourd’hui des parcs… où circuler à vélo est interdit. Il faut tenir son vélo à la main, sous peine de se faire rappeler à l’ordre — parfois même par des agents de sécurité à vélo.

On peut ensuite continuer par cette nouvelle passerelle aménagée, et on arrive sur un restaurant : Le Passage à Niveau. C’est clairement mon petit coup de cœur, un super endroit que je recommande, et qui donne accès à une portion ouverte de la Petite Ceinture.

En poursuivant, on peut descendre par un accès en pente… mais celui-ci s’arrête juste avant de traverser le Canal de l’Ourcq.

C’est assez étrange : il y a bien une traversée piétonne… mais elle se fait en dehors du tracé de la Petite Ceinture.

Le pont, lui, est accessible, mais en très mauvais état : les traverses sont pourries. Cette zone est normalement fermée, et elle nous oblige à passer au cœur d’habitations, vraiment très proches des fenêtres. Cela montre d’ailleurs une différence intéressante avec les bâtiments construits après la fermeture de la Petite Ceinture : ceux réalisés avant ont des murs dits « borgnes », car avoir une vue directe sur le passage des trains était évidemment contraignant.

Cela pose aussi la question d’une éventuelle réouverture : les résidents se retrouveraient alors en vis-à-vis direct avec les promeneurs, sans réelle intimité. Une situation qui ne se présente pas lorsque le parcours reprend au niveau de l’avenue de Flandre : là, on est beaucoup plus éloigné des habitations.

On peut également y voir une gare qui accueille des concerts de jazz et un ancien abattoir. Puis on continue jusqu’à Rosa Parks, en passant devant le TLM, un lieu emblématique du 19e arrondissement, qui a rouvert avec une exposition dédiée à l’art urbain. On y trouve aussi une terrasse avec restaurant.

Mais on finit par se retrouver bloqué devant une grille, qui empêche de rejoindre directement Rosa Parks via la Petite Ceinture. Il faut alors repasser par la voirie, passer sous la gare, et revenir sur la place de départ.

Et attention : en passant sous cette gare, impossible de circuler à vélo. C’est un espace géré par la SNCF, et le passage à vélo y est interdit — il faut mettre pied à terre.


Voilà donc pour ce tour complet de Paris, et cet état des lieux de la Petite Ceinture. On peut voir qu’actuellement, elle est très fragmentée, et que les parcs sont conçus de manière assez autonome, sans réelle connexion entre eux. C’est aussi pour cela qu’il n’y a pas de signalétique explicite indiquant les impasses : ces espaces sont encore pensés comme des lieux en vase clos, et non comme un parcours continu.

De nombreuses zones, comme vous avez pu le voir, ont encore un fort potentiel. Créer une continuité, un véritable itinéraire, pourrait en faire une option intéressante pour des trajets courts. Mais pour cela, il faudra améliorer la porosité de cette Petite Ceinture, qui reste encore très difficile d’accès par endroits.

Dans tous les cas, c’est sans doute le projet qui m’a demandé le plus de temps, entre la préparation et le tournage… et je ne m’attendais vraiment pas à découvrir autant de choses. J’espère que ça vous a autant plu qu’à moi de les découvrir.

Et j’en profite pour vous remercier : c’est grâce à vous que je peux prendre le temps de produire ce type de contenu. Merci à celles et ceux qui regardent les vidéos, les partagent et leur donnent de la visibilité. merci également aux personne qui soutienne financièrement ce contenu sur les plateforme de don et qui me permette de prendre le temps de creuser ses sujet vous retrouverez d’ailleur toutes la docutement en description 

Maintenant que cette exploration de la Petite Ceinture est faite, et que sa documentation est posée, je vais mettre ce projet de côté… pour y revenir dans quelques années, observer son évolution et vous présenter les avancées.

il est temps pour moi de vous dire a bientot pour de prochaine vidéo et bonne route ! 

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-plant-b-la-ressourcerie-des-jardinier-e-s

https://petiteceinture.org/la-ligne/etat-petite-ceinture/renaissance-gare-massena/

https://www.apur.org/dataviz/petite_ceinture/data/fiches/B_PC_2015.pdf

https://cadastre.data.gouv.fr/map?style=ortho&parcelleId=75113000CJ0019#17.56/48.823278/2.37276

https://www.openrailwaymap.org

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https://www.paris.fr/lieux/parc-chapelle-charbon-19577