Bonjour tout le monde,
Aujourd’hui, je souhaite revenir sur cette vidéo du Parisien,
Ce qui me pose problème avec ce sujet c’est sont angle il se concentre uniquement sur la verbalisation des cyclistes. Alors je ne remettre en question le respect du code de la route par les cyclistes, car il est important que tout le monde soit soumis aux mêmes règles. Ce qui me gêne, c’est le fait de se focaliser sur un seul usager.
En effet, cela laisse sous-entendre que seul les cycliste représente un danger nécessitant un contrôle prioritaire. Or, dans cette même séquence, de nombreux comportements dangereux d’autres usagers passent inaperçus.
Par exemple, dans cette même séquence, on voit un cycliste qui passe au rouge, suivi d’une automobile qui passe également au rouge. Deux comportements problématiques qui sont l’une des principales causes d’accidents à Paris. Cependant, ils n’ont pas la même conséquence, car 99% des piétons tués dans un accident de la route le sont par des conducteurs de véhicules motorisés. d’où l’importance de se focaliser sur un comportement par un usager.
Il en va de même pour ceux qui roulent sur les trottoirs. Dans ce cas, il faudrait également verbaliser les cyclistes qui s’y stationnent, comme le camion montré dans la vidéo, car les piétons tués sur le trottoir le sont dans 100% des cas par un véhicule motorisé.
Enfin, tant qu’à verbaliser pour les feux, autant verbaliser tous les usagers, comme les automobilistes qui passent dans le dos des agents alors que le feu piéton est déjà vert, ce qui sous-entend que l’automobile est passée avec un feu rouge bien visible.
Sans oublier la police, qui verbalise et arrête des usagers sur la bande cyclable, bloquant ainsi le double sens cyclable. J’ai d’ailleurs observé cette situation lors d’une tentative de prise de photos, avec un taxi stationné sur la voie.
Il y a aussi l’usage du téléphone au volant, un problème qui concerne aussi bien les automobilistes que les cyclistes. D’ailleurs, pour les cyclistes, je recommande vivement d’investir dans un support pour téléphone afin de garder les deux mains sur le guidon et les freins.
Et le pire, c’est qu’on retiendra que les riverains se sentent en danger parce que les cyclistes roulent vite, une chose exacerbée par cette séquence avec les « face bikes », alors que seulement 4 infractions sur 88 sont liées aux excès de vitesse. Pourquoi communiquer là-dessus, pour faire du sensationnel vraiment ?
L’amalgame avec le fat bike
Et dailleur par rapport a ses vélos a grosse roue les fat bike il y a un amalgame que fait le speed bike et fat bike par le journaliste . Or Ce sont deux appellations bien distinctes : un fat bike peut être un speed bike, mais un speed bike n’est pas forcément un fat bike. Par définition, un fat bike est bridé, tandis qu’un speed bike est un engin débridé qui a besoin d’une plaque de circulation pour circuler j’avais d’ailleur fait ce sujet dédié pour en parler
Ensuite, ce n’est pas parce qu’un vélo dépasse les 25 km/h qu’il est forcément débridé. Ce qui est réglementé, c’est uniquement l’assistance moteur, qui doit se couper une fois que le vélo atteint 25 km/h. Au-delà de cette vitesse, le cycliste peut toujours pédaler pour aller plus vite. De plus, en pente, il est très facile d’atteindre 30 voire 35 km/h sans assistance, uniquement grâce à la gravité.
EXEMPLE
Je ne dis pas que c’est acceptable d’être en excès de vitesse, tous les usagers doivent respecter le code de la route. Toutefois, pour un cycliste, respecter une limitation de vitesse sans compteur n’est pas toujours évident. Le plus important et ce que je vous recommanderais c’est surtout dans les rues piétonnes et les zones de rencontre limitées à 20 km/h comme ici, de rouler à une vitesse qui vous permettra d’anticiper les obstacles et les piétons et de pouvoir vous arrêter sans danger !
Article R413-17
7° Dans les descentes rapides ;
L’amende pour excès de vitesse et le code de la route
Concernant l’amende pour excès de vitesse seul 4 on été relevé sur les cycliste et pour les raisons expliquées plus tôt, un cycliste ne peut pas être verbalisé au même titre qu’un conducteur de véhicule motorisé, qui lui dispose d’un compteur de vitesse.
Le code de la route stipule que « le fait pour tout conducteur d’un véhicule autre qu’un véhicule à moteur de contrevenir aux dispositions relatives à la vitesse maximale autorisée est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. »
Cela signifie que l’amende pour un cycliste ne peut pas être de 90 €, mais au maximum de 35 €, minorée à 22 € si elle est payée dans les 15 jours.
Toutefois, il existe une exception : si un cycliste roule trop vite par rapport à la situation. En effet, même si vous respectez la vitesse maximale autorisée, un agent peut estimer que votre vitesse est inadaptée aux conditions (circulation dense, présence de piétons, météo, etc.) et vous verbaliser. Il est donc essentiel de bien vérifier ce qui est mentionné sur l’amende avant de la contester
Focus sur cette zone en particulier
Il s’agit d’une zone 20, également appelée zone de rencontre.
Ici, les piétons peuvent circuler sur la chaussée sans y stationner et ont la priorité sur les véhicules. La traversée peut se faire à n’importe quel endroit. Bon, même si les panneaux « passage piéton » ont été conservés, ces marquages au sol (bandes perpendiculaires en trottoir) ne signalent pas un passage piéton classique, mais mettent en valeur une traversée adaptée aux personnes à mobilité réduite ou malvoyantes. En effet, ces endroits sont abaissés au niveau de la chaussée, contrairement au reste du trottoir qui crée une démarcation empêchant, par exemple, une personne en fauteuil roulant de traverser. C’est pour cela que ces zones sont mises en valeur.
Dès que l’on se retrouve sur une route où les piétons perdent la priorité, alors le passage piéton redevient classique, comme ici à ce carrefour.
Dans cette rue, la vitesse est limitée à 20 km/h pour tous les véhicules, et cette limitation est annoncée à chaque entrée de la rue. Les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, les conducteurs de cyclomobiles légers et les engins de déplacement personnel motorisés, sauf indication contraire.
Cependant, en observant cette rue, on constate un trafic motorisé très dense, qui empêche réellement les piétons de profiter de l’espace. L’aberration la plus importante est la présence d’un passage piéton signalant une priorité pour les piétons, tout en étant accompagné d’un feu piéton, ce qui n’a aucun sens.
Par exemple, ici, au vu de la signalisation, l’automobiliste aurait dû s’arrêter, mais le piéton avait un feu rouge, je pense. Soit on maintient l’absence de priorité pour les piétons et on ajoute un feu pour les véhicules, soit on redonne la priorité absolue aux piétons. Car actuellement, d’un côté, il y a un feu pour les piétons et pour les cyclistes, mais pas de feu pour les véhicules motorisés.
Au vu de la configuration, même si l’on est à la sortie d’une intersection, la présence d’un feu ici, pour améliorer la compréhension de la signalisation, plutôt qu’un simple panneau clignotant, serait plus que bienvenue.
Enfin… rendre cette zone piétonne serait bien plus adapté et permettrait de redonner la priorité aux piétons.
En théorie, une zone de rencontre est censée favoriser la cohabitation entre les usagers, mais ici, on est face à un défilé permanent de véhicules, ce qui va à l’encontre des recommandations pour ce type d’aménagement.
Problème du trafic motorisé
D’après les recommandations, une rue en zone de rencontre ne devrait pas dépasser 4 000 unités de véhicule particulier (UPV) par jour. Pour rappel, l’UPV est une mesure du trafic qui prend en compte l’impact plus important de certains véhicules, comme les poids lourds, en leur appliquant un coefficient multiplicateur de deux.
Or, dans cette rue, la circulation est trop importante pour permettre un usage serein des piétons et des cyclistes. La simple limitation à 20 km/h ne suffit pas à rendre l’espace plus sûr ou plus agréable.
De plus, cette voie a récemment été refaite, mais la manière dont les aménagements ont été pensés n’aide pas à donner plus de place aux piétons ni à faire ralentir les véhicules. Les places de stationnement ont été remplacées par de la végétation, ce qui crée une séparation avec le trottoir et améliore la visibilité. Cependant, cette configuration donne aussi une impression de largeur accrue, incitant involontairement à une vitesse plus élevée.
Il existe donc d’autres approches pour que cette rue fonctionne réellement comme une zone de rencontre. Plusieurs solutions peuvent être envisagées :
La première solution, et la plus efficace, serait de limiter le trafic de transit :
- Modifier le plan de circulation pour réduire le nombre de véhicules en changeant le sens de circulation à certains endroits ou à certaines heures.
- Restreindre l’usage de la rue aux seuls riverains et aux bus.
Pour réduire la vitesse de manière plus efficace :
Renforcer la signalisation pour indiquer clairement que c’est une zone piétonne prioritaire ne suffira pas à ralentir les cyclistes, car le panneau est déjà bien visible à l’entrée de la rue. En revanche, matérialiser physiquement ce ralentissement avec des chicanes végétalisées, des bordures ou d’autres aménagements peut inciter les véhicules à ralentir naturellement.
Cependant, ici, nous sommes dans une rue à double sens cyclable, ce qui peut aussi créer des situations inconfortables entre les différents usagers.
Une autre approche serait de mettre en place un filtre modal :
Un filtre modal permettrait de limiter le passage des véhicules motorisés, tout en laissant l’accès aux bus et aux cyclistes. Reste à définir l’importance et la place de chaque usager dans cette zone, afin de rendre cet espace plus agréable et plus sécurisé pour les habitants.
Une verbalisation inefficace des cyclistes
Car dans ce contexte particulier, verbaliser uniquement les cyclistes ne résoudra pas le problème de sécurité des résidents. Si ces derniers étaient réellement préoccupés par leur sécurité, ils ne devraient pas avoir à se frayer un chemin au milieu d’un trafic motorisé constant.
Remettre en question la simple verbalisation des cyclistes, c’est aussi repenser l’aménagement de cette rue.
D’ailleurs, il serait possible de fermer cette rue chaque dimanche dans le cadre de l’opération « Paris Respire », afin de la rendre entièrement piétonne.
Attention, je le rappelle, je ne dis pas que la sensibilisation et la verbalisation sont une mauvaise chose. Elles sont indispensables, mais ce ne sont pas les solutions les plus efficaces pour améliorer la sécurité des usagers.
Ce sont des mesures complémentaires à d’autres actions, comme :
- La fermeture temporaire ou permanente de la rue,
- La diminution du trafic,
- L’amélioration de la signalisation.
En combinant ces différents éléments, on peut favoriser une meilleure cohabitation entre les usagers.
Si l’on mise uniquement sur la verbalisation, il faudrait un agent à chaque coin de rue pour faire respecter les règles. À l’inverse, un bon aménagement urbain fonctionne jour et nuit et impose naturellement le respect des règles par sa simple disposition.
Dommage de ne pas le proposer .
https://www.stage-recuperation-point-permis.fr/article-92.html
CYCLISTE NON SOUMIS VITESSE MAX
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006842206/2009-03-07
PARLE DU TRAFIC DE TRANSIT